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Coordination sécuritaire : "un pas positif" pour l’unification de l'État libyen


ALGER - Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel a salué les mesures prises récemment par les Libyens pour la coordination sécuritaire, soutenant que c'est un pas positif pour l’unification des institutions de l’Etat libyen.

"Les récentes mesures prises par les Libyens pour la coordination sécuritaire est un pas positif pour l’unification des institutions de l’Etat libyen", a écrit M. Messahel, sur son compte twitter, au lendemain de l'annonce mardi par le ministre de l’Intérieur du gouvernement d’union nationale libyen (GNA), Fathi Bashagha que le départements du ministère libyen de l’Intérieur et les services de sécurité sont autorisés à coopérer avec leurs homologues de l’est du pays, dans l’objectif de renforcer la réconciliation inter-libyenne.

"Nous les encourageons à persévérer sur cette voie de dialogue, seule à même de permettre le retour de la stabilité en Libye", a soutenu le chef de la diplomatie algérienne. Cette coopération aura comme but principal de renforcer la réconciliation inter-libyenne, a affirmé Fathi Bashagha.

A travers cette mesure, le ministère tend à améliorer la situation sécuritaire dans le pays, en proie à une crise politico-sécuritaire depuis la chute de l'ancien régime de Maâmmar El-Gueddafi en 2011. Le ministre de l’Intérieur "a accordé la permission à tous les départements et services de sécurité du ministère de contacter officiellement leurs homologues orientaux".

Des officiers de police et des forces de sécurité venus de différentes régions du pays se sont rencontrés samedi dernier à Benghazi (est) dans le but d’unifier leurs efforts en matière de sécurité. Beaucoup d’observateurs voient cette rencontre comme un pas significatif vers la réunification de l’Etat libyen.

Les efforts de la communauté internationale durant l’année 2018 pour le règlement de la crise libyenne ont permis d’entrevoir une issue pacifique à travers un processus politique inclusif, alors que des défis sécuritaires et économiques restent encore à relever et nécessitent une mobilisation accrue des différentes parties libyennes.