Ministère des Affaires Étrangères

M. Boukadoum reçois la Ministre espagnole des Affaires Etrangères, de l’Union Européenne et de la Coopération


À l’invitation de M. Sabri BOUKADOUM, Ministre Des Affaires Étrangères, la Ministre espagnole des Affaires Étrangères, de l’Union Européenne et de la Coopération, Mme Arancha Gonzalez Laya, a effectué une visite de travail à Alger, les 3 et 4 mars 2020.

Cette visite, qui s’inscrit dans la tradition du dialogue et des consultations politiques entre l’Algérie et l’Espagne, liés par un traité d’amitié depuis 2002, a permis aux deux Ministres des Affaires Etrangères de procéder à une évaluation d’ensemble des relations algéro-espagnoles et d'examiner les moyens de leur renforcement, notamment, en matière de coopération économique et de la promotion des investissements à la lumière des nouvelles opportunités offertes par le marché algérien.

Elle a constitué également une opportunité pour se concerter et échanger sur les questions régionales et internationales d’actualité, notamment, la question du Sahara Occidental, la situation en Libye, au Mali, au Sahel et au Proche-Orient, ainsi que sur les questions globales comme celle de la migration, de la lutte contre le terrorisme et des changements climatiques.

Les relations entre l'Algérie et l'Union européenne et la coopération dans le cadre de l'UpM ont figuré également au menu des discussions entre les deux pays.

Lors d'une conférence de presse conjointement animée, le 04 mars 2020, avec la ministre espagnole des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, Mme. Arancha Gonzalez Laya, le Ministre des Affaires étrangères, M. Sabri Boukadoum, a indiqué que l'Algérie et l'Espagne s'entendaient à 100% sur les questions intéressant les deux pays dans tous les domaines.

De son côté, Mme Gonzalez Laya a indiqué que l'Algérie était un "pays voisin, ami mais aussi un partenaire stratégique". Elle a ajouté que les deux pays avaient "l'opportunité" de redémarrer ensemble cette relation, se félicitant de l'existence d'une coopération entre les deux pays "extrêmement utile et très performante dans des sujets comme la migration et la lutte contre le terrorisme" ainsi que d'une "très bonne relation" en matière énergétique avec le souhait de son pays de "passer à la vitesse supérieure".

Elle a indiqué également avoir transmis à M. Boukadoum les souhaits du président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez de se rendre en Algérie en avril prochain et exprimé la disponibilité de son pays à tenir en Espagne la prochaine réunion du groupe de haut niveau qui lie les deux gouvernements pour faire un "examen stratégique" des relations entre les deux pays.

Elle a dit aussi avoir relevé "la grande disponibilité et disposition" des deux pays à contribuer à la stabilité de la Méditerranée, en particulier la Libye, et du Sahel.

À une question sur une information relayée par certains titres de la presse internationale au sujet d'un "différend" entre l'Algérie et l'Espagne concernant la fixation des frontières maritimes, Le ministre des Affaires étrangères, M. Sabri Boukadoum a affirmé, par la même occasion, que l'Algérie est un Etat pacifiste qui n'a aucune politique hostile à l'égard des pays, particulièrement ceux du voisinage, insistant sur le principe de négociation pour le règlement des problèmes inhérents à la fixation des frontières. Il a, d'autre part, qualifié "l'Espagne de pays voisin important et stratégique".

M. Boukadoum a rappelé, dans ce sens, la décision des autorités algériennes de 2018 sur la fixation des frontières, prévoyant la négociation pour tout problème de chevauchement de la zone maritime avec un pays voisin.

A une autre question sur le Sahara Occidental et la non désignation, à ce jour, d'un nouveau représentant personnel du secrétaire général de l'Onu, M. Boukadoum a souligné "la nécessité de désigner un nouvel émissaire dans les plus brefs délais", d'autant, a-t-il dit, que "le problème n'a que trop duré, ce qui est inacceptable, car les problèmes risquent de s'accumuler et les malentendus ainsi s'aggravent" concernant cette question.

Il a mis en avant "l'impératif de respecter toutes les décisions du Conseil de sécurité" relatives à la question de l’autodétermination au Sahara Occidental.