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Il existe un "grand potentiel" d’échanges entre l'Algérie et l'Angola


ALGER- Le ministre angolais des Relations extérieures, Manuel Augusto, a relevé, samedi à Alger, l’existence d’un "grand potentiel" d’échanges entre l'Algérie et son pays, soulignant l’importance de rehausser la coopération économique au niveau des relations politiques liant les deux pays.

"Nous sommes ici en Algérie pour explorer les voies et moyens nous permettant d'aller de l’avant dans notre coopération économique, commerciale et technique et hisser cette coopération au niveau des relations politiques entre nos deux pays", a déclaré M. Augusto au terme d'une séance de travail avec le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel.

"Nous avons plusieurs ressources naturelles en commun comme le gaz et le pétrole. Cependant, l’Algérie possède une expérience plus avancée que la nôtre et, de ce fait, il est important de mettre en place les mécanismes d'un partenariat qui soit bénéfique pour les deux pays", a-t-il souligné.

M. Augusto a également indiqué que sa visite "s’inscrit dans le cadre de la réaffirmation de notre amitié avec l’Algérie dont le soutien a été fondamental pour l’indépendance de l'Angola".

"Il s’agit aussi d'exprimer nos vifs remerciements à l’Algérie pour son appui à l’Angola dans le domaine de la formation avec la présence d'étudiants angolais en Algérie depuis des années grâce à des bourses d'étude octroyées par le gouvernement algérien", a indiqué le ministre angolais.

Par ailleurs, il a précisé avoir évoqué avec M. Messahel la situation en Afrique, notamment dans la région du Sahel.

De son côté, M. Messahel a déclaré qu’il a été convenu de la tenue prochainement de la commission mixte algéro-angolaise, plaidant, cependant, pour "la révision du cadre juridique existant entre les deux pays".

"Nous avons 29 accords qui ont été signés, mais il va falloir réactualiser certains d’entre eux et explorer de nouvelles pistes de coopération, eu égard aux mutations qu’ont connues les économies des deux pays", a ajouté le chef de la diplomatie algérienne.

Tout en faisant remarquer que l’Algérie et l'Angola "partagent les mêmes principes", le ministre a précisé que les deux pays "travaillent en étroite collaboration pour la promotion des idéaux africains au sein de l’Union africaine et à l’émergence d’un courant très fort en Afrique qui représentera réellement les intérêts du continent".

Il a ajouté que la réunion a permis d’évoquer la situation au Sahel, ainsi que les dossiers libyen et malien, notamment la mise en œuvre de l’accord de Bamako issu du processus d’Alger pour le retour de la paix au Mali.

"J’ai également informé mon ami le ministre angolais sur les défis auxquels nous sommes confrontés, à savoir la lutte contre le terrorisme et contre l’immigration clandestine", a relevé le ministre.

La question du Sahara occidental a été aussi abordée lors de cette rencontre entre les deux ministres qui "ont affiché les mêmes points de vue", a relevé M. Messahel, ajoutant que "nos points de vue sont totalement convergents et nous sommes pour la mise en œuvre de toutes les résolutions des Nations Unies, notamment la résolution du Conseil de sécurité", a-t-il dit, estimant que les solutions "doivent être trouvées dans ce cadre dans le respect des principes qui font de l’Afrique ce qu’elle est aujourd’hui".