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Conférence Afrique-Pays nordiques: Messahel se félicite du renforcement de cet espace


COPENHAGUE- Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, s'est félicité jeudi à Copenhague, du renforcement, chaque année, de l'espace de coopération de la Conférence ministérielle Afrique-Pays nordiques dans la vocation que les deux parties lui ont assignée, à savoir celle de cadre de dialogue, de concertation et d’échange sur les questions de paix, de sécurité et de développement durable entre l’Afrique et les Pays nordiques.

Chaque année, a poursuivi M. Messahel lors de son adresse à cette conférence, "il permet (l'espace) à l’Afrique de sensibiliser ses partenaires nordiques sur ses multiples priorités liées tant à la paix et la sécurité qu’à la promotion de son développement socioéconomique, comme il lui permet de faire connaître à ces mêmes partenaires combien sont nombreuses les opportunités d’investissements et d’échanges commerciaux générés par cette dynamique de croissance qui a distingué notre continent durant ces deux dernières décennies".

Illustrant les réalisations de ce mécanisme de coopération, le ministre s’est référé à l’intérêt porté par les pays nordiques aux cinq axes prioritaires de la stratégie décennale de la BAD pour 2013-2022, à savoir "l’énergie, l’agriculture, l’industrie, l’intégration et l’amélioration des conditions de vie des populations africaines ainsi que leur participation au Fonds Africain de Développement".

« Il en est de même de l’appui de ces mêmes pays aux efforts de l’Afrique en matière de construction de sa propre architecture de paix et de sécurité", a soutenu le chef de la diplomatie algérienne.

Abordant les thématiques liées au développement, au commerce et à la promotion des jeunes et du dividende démographique, M. Messahel a souligné que "l’Afrique s’emploie à construire des sociétés moins vulnérables et ambitionnant légitimement de se donner les moyens d’être progressivement toujours plus fortes, et ce, dans un monde dominé par une globalisation porteuse à la fois d’opportunités et de défis".

"Les dynamiques de démocratisation et de croissance économique enregistrées par notre continent durant les deux dernières décennies attestent de sa volonté de s’inscrire durablement dans cette voie" a-t-il ajouté.

Messahel a, dans le même temps, mis en exergue le fait que "la force des sociétés de demain réside dans la mise en œuvre de programmes qui prônent l’égalité, la promotion des droits de l’homme et des libertés individuelles, l’ancrage de la démocratie et des principes démocratiques tant dans les esprits des citoyens que dans les comportements et les actions des institutions, la promotion de la bonne gouvernance et de la reddition des comptes ainsi que dans la lutte sans répit et sans concession contre les fléaux sociaux dans leur diversité".

S’appuyant sur l’expérience algérienne, le ministre a fait savoir que "le dialogue social impliquant les institutions publiques, les partenaires économiques publics et privés, les syndicats ainsi que les organisations de la société civile est une condition de la réussite des politiques basées sur ces valeurs".

"C’est dans cet esprit que mon pays a mis en place, à l’initiative du Président Abdelaziz Bouteflika, d’abord en 2006 puis en 2014, un Pacte national économique et social prônant le dialogue et la concertation dans tous les domaines de la vie économique et sociale du pays et visant à contribuer concrètement au renforcement du processus démocratique dans lequel le pays s’est résolument engagé", a ajouté le ministre.

Ce pacte est venu conforter avec succès, a-t-il expliqué, la politique de concorde civile et de réconciliation nationale qui a permis au pays de "rétablir la paix et la stabilité et de consacrer ses efforts aux défis du développement socioéconomique".

Messahel a également souligné que "la mise en œuvre de ces approches inclusives facilitent la mobilisation des ressources, des énergies et des moyens de la société dans le cadre d’alliances innovantes, tels que le partenariat public-privé sous ses différentes formules, construits autour d’objectifs communs guidés par la préservation de l’intérêt général dans une logique de gagnant-gagnant et prospérité partagée".

A partir de cette conviction, l’Algérie, a-t-il déclaré, "a favorisé la signature, pour la première fois, le 23 décembre 2017 de la Charte instituant et organisant le Partenariat public-privé dans l’économie algérienne".

"C’est aussi partant de cette conviction dans la nécessité d’encourager la société à mobiliser toutes ses ressources que l’Etat algérien a opté pour une approche volontariste de promotion du statut et du rôle de la femme, ce grand partenaire incontournable dans la construction du pays" a conclu le ministre.