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Le traitement de la question des réfugiés, partie intégrante d'une solution globale à la question sahraouie (MAE)

ALGER - Le ministère des Affaires étrangères a affirmé mardi que le traitement de la question des réfugiés était "indissociable d'une solution globale à la question sahraouie", réitérant le soutien de l'Algérie au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

Dans une intervention lors d'une journée d'études sur les "réfugiés entre Conventions internationales et régionales et Réalité", organisée à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale des réfugiés et de la journée des réfugiés africains, l'ambassadeur Lazhar Soualem, Directeur des droits de l'homme, du développement social et des affaires culturelles, scientifiques et techniques internationales au ministère des Affaires étrangères, a estimé que le "traitement de la question sahraouie est indissociable de la question des réfugiés sahraouis qui souffrent depuis plus de quarante ans loin de leur terre spoliée".

Il a rappelé dans ce sens que le Maroc tentait à chaque fois de connaître le volume de l'assiette électorale, y compris les réfugiés en vue de manipuler les voix à travers l'introduction d'éléments marocains pour brouiller et falsifier les élections.

M. Soualem a évoqué les souffrances des réfugiés sahraouis qui ont dû quitter leur pays en raison de la répression marocaine pour vivre dans des pays et camps à l'instar de celui de Tindouf qui compte "165.000 réfugiés", selon des statistiques espagnoles. Il a rappelé à ce propos l'existence d'un bureau permanent de la Commission des droits de l'homme dans cette région chargée de la mise en place de programmes de soutien aux réfugiés sahraouis.

Le diplomate a déploré le fait que la Mission pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental (Minurso) était la seule instance ne disposant pas d'un segment pour les droits de l'homme.

Evoquant la situation des "quelque 40.000 ressortissants syriens" qui se trouvent en Algérie, le représentant du ministère des Affaires étrangères a précisé que l'Algérie les considérait comme "hôtes et non pas comme réfugiés" ajoutant qu'elle accordait le même traitement aux Africains, en leur assurant la prise en charge sanitaire et en garantissant le droit de scolarisation à leurs enfants.

L'Algérie "dispose d'un dossier actualisé concernant leur nombre, contrairement à beaucoup de pays qui ne détiennent pas de statistiques sur le nombre des réfugiés se trouvant sur leurs territoires", a-t-il tenu à préciser.

La position de l'Algérie vis-à-vis de cette question participe de "son histoire marquée par la souffrance de son peuple des affres des politiques de déportation pratiquées par le colonisateur français", a-t-il dit, précisant qu'elle avait "recensé trois millions de réfugiés faisant d'elle un refuge pour les opprimés".

L'Algérie a hébergé plusieurs militants qui y ont trouvé protection et soutien outre des milliers de Palestiniens qui ont vécu des années durant sur son territoire, a-t-il rappelé.