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UMA: l'Algérie continuera à appeler à une intégration économique régionale


ALGER- L'Algérie continuera à appeler à une intégration économique régionale dans le cadre de la réactivation de l'Union du Maghreb arabe (UMA), a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères Abdelkader Messahel, soulignant qu'il n'y a pas d'alternative à l'intégration économique.

Gelées depuis le début des années 2000, les activités de l'UMA ont repris à l'initiative du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, à travers l'organisation des réunions au niveau des ministères et des commissions spécialisées, a rappelé M. Messahel invité à l'émission de la radio algérienne (Chaine III) consacrée aux réalisations de la Diplomatie algérienne entre acquis et défis à venir.

"La construction maghrébine a été un choix stratégique de l'Algérie. Elle a énormément fait pour la construction maghrébine", a indiqué M. Messahel,rappelant que "toutes nos réunions ont été tenues au niveau des ministères et des commissions spécialisées.

"Nous l'avons fait et nous continuons à penser que nous n'avons pas d'autres alternatives que l'intégration régionale", a souligné M. Messahel en réponse à une question sur la reconstruction et la réactivation de L'UMA.

M.Messahel a, lors de cette émission, rappelé la proposition faite par l'Algérie pour réactiver l'UMA à travers la création d'une commission économique africaine semblable à toutes les autres commissions régionales en Afrique.

"J'avais appelé au mois de novembre dernier à une réunion de l'instance de l'UMA. Tous les pays membres ont répondu, reste complémentation d'un pays voisin", a-t-il indiqué, disant vouloir saisir l'occasion de la prochaine session de la Commission ministérielle maghrébine chargée de la sécurité alimentaire qui se tiendra jeudi à Tunis, "pour faire en sorte de trouver un moment pour se réunir même si c'est dans un cadre informel pour réactiver l'UMA".

Dans ce sens, le chef de la diplomatie algérienne a évoqué les éventuelles propositions d'une politique maghrébine commune basée sur les mêmes besoins et problèmes à savoir: le problème halieutique, l'agriculture, l'industrie, etc., affirmant que l'Algérie ne cessera pas de défendre cette idée, l'intégration économique).

"On aurait proposé une politique maghrébine commune avec les mêmes besoins, en termes d'infrastructures agriculture, industrie. Nous faisons en sorte de rendre irréversible l'intégration maghrébine économique", a-t-il souligné.

Evoquant par ailleurs le rôle de la Ligue arabe en tant qu'organisation panarabe sur la scène internationale et la volonté de l'Algérie de voir cette institution faire des réformes, M. Messahel a indiqué que "la Ligue arabe doit faire sa mue, qu'elle fasse des réformes profondes", regrettant "son inactivité et stagnation" depuis sa création en 1940.

"Aujourd'hui le monde a changé, l'environnement arabe a beaucoup changé, il y a eu beaucoup d'évolutions pour lesquelles la Ligue arabe doit s'adapter", a-t-il souligné.

Citant les conflits dans des pays arabes tels que la Syrie, l'Irak ou la Libye, le chef de la diplomatie algérienne a conclu en disant: "La Ligue arabe n'est pas présente dans la résolution des conflits, elle est très éloignée dans la recherche de solutions et elle n'a aucun exercice dans la stabilité des pays arabes".