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FMI: les pays de l'UMA doivent renforcer leur intégration économique


ALGER- Les cinq pays du Maghreb membre de l’Union du Maghreb arabe (UMA) voient les possibilités de commerce régional entre eux largement sous-exploitées, et doivent renforcer leur intégration, a indiqué le Fonds monétaire internationale (FMI) sur son site web.

Ainsi, selon le FMI, Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie ayant créé en 1989, l’UMA pour promouvoir la coopération et l’intégration économique, doivent aujourd'hui,trente ans plus tard, doivent aujourd'hui renforcer l'intégration pour créer des emplois pour leur population jeune et en augmentation.

Dans une étude réalisée par l'analyste à la direction du département de la stratégie, Ramzy Al Amine, le directeur de la division Maghreb du département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, Jean-François Dauphin et le chef de mission pour l’Algérie, Alexei Kireyev, il est assuré qu'accélérer l’intégration régionale permettrait de stimuler la croissance, de créer des emplois et d’ouvrir de nouveaux horizons pour près de 100 millions de personnes dans cette région.

A l’heure actuelle, le commerce entre les pays du Maghreb ne porte que sur quelques biens, notamment des combustibles et des hydrocarbures que l’Algérie exporte vers la Tunisie et le Maroc, des huiles végétales, des machines, du fer et de l’acier que la Tunisie exporte vers l’Algérie et la Libye, et du fer, de l’acier, des articles d’habillement, des véhicules et des appareils électriques que le Maroc exporte vers l’Algérie, la Tunisie et la Mauritanie, souligne l'étude.

"Selon nos calculs, il existe de nombreuses possibilités d’accroître les échanges. Des flux d’exportation supplémentaires pourraient porter, par exemple, sur les services de transport, les produits alimentaires, les métaux et les produits chimiques marocains à destination de la Tunisie", ont indiqué les auteurs de l'étude.

Selon eux, une plus grande ouverture au commerce interrégional de biens et de services permettrait de créer un vaste marché qui rendrait la région plus attrayante pour les investisseurs.

Elle contribuerait à la constitution de chaînes d’approvisionnement régionales et à leur insertion dans les chaînes de valeur mondiales, et rendrait le Maghreb plus résilient face à des chocs économiques, ont-ils ajouté.

En bref, l’intégration serait une source de croissance et d’emplois bienvenue. Ainsi, selon l’étude du FMI, la croissance dans les pays du Maghreb pourrait s’accélérer de 1 point de pourcentage à long terme.

Les périodes de crise économique ou de transition politique peuvent être propices à une intégration plus rapide, est-il noté dans la publication qui relève également le rôle de puissants accélérateurs de l’intégration économique que pouvaient jouer les nouvelles technologies, qui, elles, ne connaissent pas de frontière.