Paix et développement en Afrique: Nécessité de soutenir les résultats sur le terrain


YOKOHAMA (Japon) - Le progrès "notable" enregistré par les pays africains en matière de paix et de développement, depuis la tenue de la TICAD 6 à Nairobi (Kenya), a été unanimement relevé par les participants aux travaux de la 7e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD 7), qui ont souligné l'impératif de "le soutenir sur le terrain".

A ce propos, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), Antonio Guterres a indiqué que l'organisation onusienne et l'Union africaine (UA) ont réalisé ensemble "une grande avancée, non seulement en matière de paix, mais dans le cadre de la mise en oeuvre de l'Agenda du continent 2030 et 2063".

Selon M. Guterres, l'Afrique est un continent "dynamique et plein d'opportunités où les vents de l'espoir souffle toujours plus fort", rappelant que depuis la TICAD 6, les pays africains ont enregistré "une avancée considérable notamment dans les domaines de la croissance, la promotion de la santé et l'égalité entre les personnes", aux côtés d'autres réalisations telle que la décision de création d'une zone de libre échange au niveau du continent.

L'extrémisme constitue "un obstacle" au progrès et au développement du continent africain, a-t-il soutenu, mettant l'accent sur "l'importance de la sécurité et de la paix en Afrique".

Pa ailleurs, le responsable onusien a souligné que la TICAD se veut "un forum ouvert pour la mobilisation du soutien international au profit du continent africain en matière d'établissement de paix, de stabilité et du développement durable".

Pour sa part, le président égyptien, Abdel Fatah Al-Sissi dont le pays préside l'UA, a exhorté les établissements de financement internationaux, continentaux et régionaux à "assumer leur rôle dans le financement du développement de l'Afrique".

L'Afrique qui s'est engagée à contribuer à la préservation de notre planète conformément à l'Accord sur le climat, appelle les pays développés à tenir leurs engagements, a-t-il affirmé.

Il a exprimé, dans ce cadre, son souhait de voir le sommet de la TICAD7 sanctionner par "des résultats concrets et applicables pour relancer la coopération entre le Japon et l'Afrique".

De son côté, le président de la commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat a félicité le Japon pour ses efforts en faveur de l'Afrique, soulignant que ce pays "est un modèle en matière de coopération multilatérale".

Après avoir rappelé les différents efforts déployés en Afrique en matière de paix à travers le règlement des conflits et le développement, le président de la Commission de l'UA a fait savoir que "l'Afrique attends de ses partenaires la coopération suivant le plan de l'UA 2030 et l'agenda 2063".

Organisée à l'initiative du gouvernement japonais conjointement avec l'ONU, le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Commission de l'Union africaine (CUA) et la Banque mondiale, le sommet de la TICAD 7 se veut un espace international de concertation pour le développement du continent africain.

La TICAD 7 intervient trois ans après celle tenue à Naïrobi (Kenya) en 2016, qui avait marqué la première édition de la TICAD sur le sol africain, dans le cadre d'une nouvelle formule d'alternance trisannuelle entre le Japon et l'Afrique. Le Japon avait abrité les cinq premières éditions (1993, 1998, 2003, 2008, 2013).

Les travaux de la TICAD 7 se poursuivront jeudi à travers des séances thématiques et des ateliers spécialisés, a-t-on rappelé.