Durant les années 1830-1880, alors que la France
entreprend la conquête de l’Algérie,
les peintres s’intéressent au thème
du harem, cet espace interdit, propre au monde oriental.
Le peintre Eugène Delacroix a réussi à visiter
un tel lieu, en Algérie en 1832. De retour en France,
il utilise les dessins croqués sur place pour peindre
les Femmes d’Alger dans leur appartement. Il prend
soin de transcrire le luxe oriental afin d’éveiller
la curiosité du public français tout en conservant à la
scène un air de mystère. Renoir considérait
ce tableau comme « le plus beau tableau au monde » et
s’en est souvent inspiré.
Les photographes aussi visitent l’Algérie.
Félix Moulin prend une grande quantité de
clichés et classe les gens selon leurs « races »,
leur sexe, leurs métiers ou leurs lieux d’habitation.
Ce n’est plus le harem qui l’intéresse
mais les différents types de femmes (Mauresques
dansant, Juives d’Alger, femmes des Ouled Naïls
avec leurs beaux costumes et leurs accessoires).
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THÉDORE CHASSÉRIAU
Jeune fille Mauresque (1853)
Huile sur toile 41 x 32,3 cm,
Collection particulière Courtesy Brame
Et Lorenceau, Paris.
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