L’école coloniale aura eu pour effet, en
dépit du faible taux de scolarisation, de diffuser
l’usage du français en Algerie, au point de
permettre l’émergence d’une littérature
francophone autochtone (M. Dib, M. Feraoun, K. Yacine,
M. Mammeri, A. Djebbar). Apres l’indépendance,
de gros efforts sont fournis par l’État pour
scolariser davantage d’enfants, arabiser l’enseignement
et encourager l’émergence d’une culture
nationale. Aux côtés d’une littérature
en langue française qui voit émerger de nouveaux
auteurs (R. Boudjedra, R. Mimouni…), des écrivains
de langue arabe commencent a se faire connaître (A.
Benhadouga, T. Ouattar, W. Laredj…). D’autres
types d’expression culturelle se développent,
comme le cinéma, avec Lakhdar Hamina, Mohammed Bouamari,
Merzak Allouache…; le théâtre, avec
Kaki, A. Alloula, R. Benaissa; la peinture, avec Baya,
Issiakhem, Khadda, Benanteur…La musique connaît également
un nouvel essor, tant dans le domaine traditionnel (genres
andalou, châabi, bédouin…) que dans
le domaine moderne; certaines vedettes de musique kabyle
ou de raï obtiennent une reconnaissance internationale.
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Baya
Gouache sur papier 65x58 cm, Collection particulière.
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